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Les Outils maçonniques

          Morceaux de textes choisis         

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Travail ….Morceau de symbolisme aux Grades de saint Jean
Thème      les Outils des Grades symboliques
Auteur …. Un Maître-Maçon GLFREP

A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers,

Ce mémorandum a pour objet de rappeler les fondements et les bases incontournables de la Franc-Maçonnerie, dès les trois  premiers Grades traditionnels depuis les âges les plus anciens. Ces Grades – Apprenti, Compagnon, Maître – , appelés naturellement Grades symboliques sont appliqués en Loge dites symboliques classées ‘’Loges de saint Jean’’.  Ainsi a connaissance des Outils est absolument indispensable à toute progression dans la voie d’un enseignement initiatique maçonnique.  A cet égard, rappel est fait que toutes les Formations initiatiques n’entrent pas forcément dans le cadre de l’Institution maçonnique, précisément le Martinisme, le Martinésisme, les Rose-Croix, les Templiers, le Compagnonnage, le Druidisme, etc… et bien entendu les Ordres religieux. Les échelons qui composent la graduation ou échelle des Grades d’un Rite, dont les derniers dénommés  »Hauts-Grades », ont fait l’objet de maintes critiques, jusqu’à être qualifiés de fantasques et prétentieux, pour donner lieu à de fausses intensions, tirant leur origine d’une époque lointaine où florissait la Chevalerie.  Nous citons Jules Boucher et Oswald Wirth qui nous invitent à la plus grande prudence en ces termes :

« Tous les auteurs, ayant approfondi le ternaire fondamental de la Franc-Maçonnerie, ont condamné avec sévérité l’ivraie des hauts-grades, élucubrations fantaisistes, ne contribuant qu’à égarer l’esprit et à faire méconnaître le pur Maçonnisme. Le besoin des hauts-grades ne se serait jamais fait sentir si, pratiquement les trois degrés fondamentaux n’étaient restés lettre morte ; les degrés supérieurs perdraient leur raison d’être, dès que les Loges se montreraient capables de former des Maîtres effectifs. La plupart des adeptes de l’Art royal se contentent de recevoir les Grades symboliques, mais ils ne les possèdent jamais effectivement. Ils détiennent un trésor, mais ils en ignorent la valeur et n’en tirent aucun parti. Or les hauts-grades n’ont d’autre mission que de faire progressivement saisir l’ésotérisme des trois degrés fondamentaux de la Franc-Maçonnerie. »

Ces trois Grade sont parallèlement à regarder tels des Grades élémentaires, parce qu’ils sont, à la source, liés aux quatre éléments : la Terre (par la Chambre de réflexion), l’Eau, l’Air et le Feu.  La fusion de ces éléments, premiers symboles de l’Initiation, et les Outils sont constitutifs de la base de l’enseignement initiatique, sans lesquels il n’y aurait aucun accès à la Connaissance, et à la compréhension des Grades et Degrés suivants.  Plus tard, après la Maîtrise, ils sont appelés à offrir l’assise et la structure d’un enseignement supérieur qui suit les Grades symboliques et qui nécessairement s’appuiera sur la totalité de ces premiers éléments et leurs fondements, au travers d’un Grade et deux Degrés, classés en Loges de saint André (cela au REP).

Sans les symboles rattachés à ces éléments constitutifs d’un enseignement de base, il ne peut y avoir de compréhension de ce qui constituera rapidement une culture de réflexion liée aux aspects de recherche, dans la voie du perfectionnement de la nature humaine, mais également au plan historique, spirituel, moral, philosophique, soit de de sagesse.

Ce sont les outils, constituant un MOYEN, et ils se distinguent en deux classes distinctes :

  1. actifs, ils sont rattachés à l’Esprit : Compas, Maillet, Perpendiculaire, Règle
  2. passifs, ils relèvent de la Matière : Equerre, Ciseau, Niveau, Levier

Ils sont en toutes occasions à employer respectivement deux par deux (Compas et Equerre, Maillet et Ciseau, etc…), soit un outil servant l’Esprit et un outil servant la Matière, c’est pourquoi ils sont complémentaires et à utiliser ensemble.  Aussi, ils sont associés par deux dans le symbolisme maçonnique, pour constituer plusieurs binômes.Equerre et Compas

L’Equerre confirme la volonté d’un chef de Loge dans un unique but, celui du respect des statuts de l’Ordre pour agir d’une seule manière, à savoir celle du bien. En correspondance avec les Outils, l’Equerre qui figure à la pointe du Sautoir du Vénérable signifie que toutes ses actions vont vers le Bien. On lui donne généralement le sens d’équité. Elle symbolise l’équilibre résultant de l’union de l’actif et du passif. Si l’équilibre est un état statique, ses branches inégales traduisent un état actif et dynamique. L’équerre se rapporte à la Matière qu’elle symbolise, qu’elle rectifie et qu’elle ordonne. Elle représente l’action de l’homme sur la Matière et parallèlement dans un autre sens l’action de l’Homme sur lui-même.

Se rapportant à la Matière, l’Equerre est passive, tandis que le Compas désignant l’Esprit est actif.   Toutefois, l’Equerre joue son rôle de contrôle de la coupe des pierres qui doivent être taillées de façon à être ajustées avec exactitude.

Sur la poitrine du Vénérable, la branche la plus longue se trouve du côté droit, ainsi se trouve marquée la prépondérance de l’actif (côté droit) sur le passif (côté gauche).

L’Equerre rappelle le gamma grec et conséquemment la lettre G.

Le Compas est l’un des instruments les plus anciens qu’inventa l’homme. Il sert à tracer des cercles et à prendre des mesures.  Le compas est l’image de la pensée, les écartements de ses branches et leur rapprochement figurent les modes du raisonnement, qui doivent être abondants et larges, précis et serrés mais toujours clairs et persuasifs.

L’Equerre est un instrument fixe et le Compas un instrument mobile. Donc par rapport à l’Equerre, passive, le Compas est actif. Le Compas, par ses pointes, indique son emprise sur la matière tant que l’écartement de ses branches est inférieur à 180°. Plus il devient une ligne droite, moins il n’a de possibilité effective. Son ouverture donne les possibilités d’accéder à la connaissance, et indique les bornes que l’homme ne saurait dépasser.

L’Equerre est symbole de la matière, tandis que le Compas est symbole de l’esprit et de son pouvoir sur la matière.  Le Compas ouvert à 45° indique que la matière n’est pas complètement dominée, alors que l’ouverture à 90° réalise intégralement l’équilibre entre les deux forces et le Compas devient ‘’équerre juste’’.

Au Grade d’Apprenti, l’Equerre couvre les deux banches du Compas et indique qu’on ne peut demander plus au néophyte que sincérité et confiance, conséquence naturelle de la droiture et de la rectitude.

Au Grade de Compagnon, une branche du Compas couvre l’Equerre, et marque sincérité et discernement, et au Grade de Maître, les deux branches du Compas recouvrent l’Equerre, elles impliquent perspicacité et justice.

  a Cet exposé est à compléter par la lecture des distinctions qui figurent dans les instructions du deuxième Grade (Rituel, page 84), ainsi que plus généralement par les explications des Outils développés dans le Manuel des Officiers et dans le lexique du REP.

Durant la cérémonie d’Initiation, le Récipiendaire tient la pointe du Compas sur sa poitrine nue, siège de la conscience, qui doit lui rappeler sa vie passée, pendant laquelle ses vues et ses démarches n’ont peut-être pas toujours été réglées sur l’exactitude, laquelle doit diriger ses pensées et ses actions. Même si le Récipiendaire est censé encore ignorer l’usage du Compas, qu’il découvrira plus tard ; celui-ci figure l’esprit qui va au-delà du sentiment (le cœur) et il convient de placer non pas la raison, sèche et froide, mais bien l’esprit initiatique dans toute sa transcendance.

Maillet (Marteau) et Ciseau

Tous deux sont employés au dégrossissement de la Pierre brute. Tout d’abord le Ciseau, tenu en main gauche (côté passif), s’impose par le discernement. En effet, c’est le Ciseau, chargé de faire disparaître les aspérités de la pierre à l’état nature, qui permet de façonner la pierre dans une forme cubique.  Achevée, elle est l’image du travail accompli de l’Apprenti en capacité de devenir Compagnon, destiné à œuvrer à la construction de l’édifice.  Mais le Ciseau est inopérant sans le concours du Marteau. Il marque, quant à lui, la volonté qui exécute.

Le Marteau, emblème du Travail de l’Apprenti et de la Force matérielle, aide à renverser les obstacles et à surmonter les difficultés. Le Ciseau est l’emblème de la sculpture, de l’architecture, des beaux-arts, alors que son usage serait presque nul sans le concours du Maillet.  Sous l’angle de l’intelligence, tous deux concourent au même but. Le Maillet, emblème de la logique, sans laquelle on ne peut raisonner juste, et dont aucune science ne peut se passer, a besoin du Ciseau, pour parvenir à la logique propre à rendre l’homme indépendant.

Le Maillet est l’outil de l’intelligence qui agit et persévère. Il dirige la pensée et anime la méditation de celui qui, dans le silence de sa conscience, cherche la vérité. Vu sous cet angle, il est inséparable du Ciseau qui représente le discernement comme nous l’avons dit, sans l’intervention duquel l’effort serait vain, sinon dangereux.

Ces deux outils sont indispensables à l’Apprenti pour tailler sa Pierre brute. Le premier représente les résolutions arrêtées en notre esprit, tandis que le second, le ciseau d’acier s’applique sur la pierre. Tenu de la main gauche, côté passif, le Marteau de l’Apprenti correspondant à la réceptivité intellectuelle, au discernement spéculatif. 

Pris sous un autre aspect, il figure la volonté qui exécute : c’est le Maillet du Vénérable, insigne de commandement qu’il brandit de la main droite (qui est celle qui engage), côté actif, se rapportant à la Force et à la détermination qui conduisent les actes ritueliques.

Quant au Marteau, il incite l’Apprenti à la constance dans l’effort. Cette volonté est simplement ferme et persévérante, parce que par cet Outil, il agit d’une façon discontinue, dès lors que l’effort ne peut être poursuivi sans interruption, puisqu’une pression continue sur le Ciseau enlèverait toute précision au Travail.

Même si le Maillet est l’outil essentiel du Vénérable et des deux Surveillants (ils sont ainsi nommés ‘’les trois Maillets’’), il diffère en fonction de son attribution, et alors il peut représenter l’actif et le passif.   Pour résumer, le Maillet est la volonté qui exécute. Insigne du commandement, il est tenu en main droite (côté actif) et développe une énergie agissante autant qu’une détermination morale. Le Maillet dans les mains du Vénérable et des deux Surveillants symbolise le pouvoir. Ainsi, nous nous référons à l’instruction dialoguée au Grade d’Apprenti, selon laquelle il est rappelé que le Ciseau représente la pensée arrêtée et les résolutions prises, tandis que le Maillet marque la volonté qui les met à exécution, comme précisé ci-avant.

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Pour rappel : lors de l’ouverture des Travaux d’une Loge, les deux Surveillants circulent munis du Maillet, tenu en main droite et porté sur la poitrine (paume sur le cœur), pointe du Maillet près de l’épaule gauche. Dans cette position les Surveillants font le signe de l’Equerre.

Il est important de rappeler que les Frères en Loge doivent se mettre SUCCESSIVEMENT à l’Ordre et NON PAS tous ensemble et en même temps, mais seulement au fur et à mesure du passage des deux Surveillants (tenant Maillet en main droite et donc sans être au Signe des Travaux) devant chacun des participants des deux Colonnes du Nord et du Sud, après s’être croisés à l’Orient. Avant le passage des Surveillants, les Frères sur les Colonnes doivent être tournés vers l’Orient et faire face au Vénérable, et ainsi chacun ne peut voir le Signe fait par celui qui est derrière lui.

Niveau et Perpendiculaire

Outils du Premier et du Second Surveillants, ils donnent respectivement la verticale et l’horizontale, qui rappellent l’actif et le passif, deux polarités universelles réunies, l’une de mouvement et d’action, l’autre d’inertie et de repos.  Terme traditionnel : la Perpendiculaire (dit à tort fil à plomb, terme moderne) est représentée par un arceau au sommet duquel est attaché un fil à plomb.

Le Niveau en symbolisme est formé par une équerre juste (angle de 90°), il symbolisme l’égalité sociale, mais simplement sur la base du droit naturel.  En pratique, les Membres ne sont pas tous égaux devant la volonté et la détermination face à l’effort à accorder au Travail, la soif de résolutions, l’envie d’apprendre et de découvrir. Seule cette différence marque l’inégalité justifiée entre les Initiés.  En Franc-Maçonnerie, nous ne parlons jamais de Maillons (les Membres) faibles, mais de faux Maçons qui refusent d’apprendre par la lecture indispensable à toute instruction et progression pour une ascension dans l’échelle des Grades maçonniques. En fait, là se trouve l’inégalité entre ceux qui apprennent par le Travail personnel et l’implication en Loge et ceux qui ne le veulent pas.  Le Niveau est le symbole de l’égalité originelle, il n’implique en aucun cas le nivellement des valeurs. Il nous rappelle qu’il faut considérer toutes choses avec une égale sérénité. Si le Niveau indique l’horizontale, il n’est pas dépourvu de la verticale. La Perpendiculaire donne la direction vers le centre de la Terre et le Niveau donne la ligne droite vers un point donné par la Perpendiculaire.

La Perpendiculaire est l’emblème de la recherche en profondeur, de la vérité, de l’aplomb, de l’équilibre.  Il est le symbole de la profondeur de la Connaissance et de la rectitude.  Cet Outil prévient toute déviation oblique ; tandis que le Niveau montre que la Connaissance doit être rapportée au plan terrestre, le seul qui puisse intéresser directement l’Initié. La Perpendiculaire donne la direction du centre de la Terre et le Niveau donne la ligne droite en Equerre à un point donné avec la Perpendiculaire.  C’est en partant d’assises stables et bien établies que le Maçon peut et doit travailler essentiellement en vue de son élévation spirituelle.

Enfin, lorsque l’Apprenti devient Compagnon, on dit qu’il passe de la Perpendiculaire au Niveau, c’est-à-dire qu’ayant suffisamment approfondi les éléments, principe de base de la Connaissance, il devient capable d’envisager ceux-ci dans leurs relations avec le monde, avec le cosmos.  Ces relations sont indiquées par le triangle que forme l’armature du Niveau, qui équilibre horizontalité et verticale.

La règle et le Levier

Complémentaire à plusieurs Outils, la Règle symbolise le perfectionnement. Elle incarne la rectitude, la méthode, la loi. Unie au Compas, elle permet de tracer toutes les figures de la Géométrie. Elle représente l’infini, la droite sans commencement ni fin.    Mais son axe premier est la moralité et le devoir, dont le Franc-Maçon ne doit pas s’écarter. La règle graduée est divisée en 24 divisions qui correspondent aux 24 heures du jour qui toutes doivent être correctement employées.

  • Règle et Equerre permettent de tracer des figures rectilignes
  • toutes deux cumulées sont utiles pour vérifier le travail accompli
  • Règle et Compas donnent la possibilité de construire presque toutes les figures géométriques et symbolisent les Connaissances géométriques indispensables pour le tracé des plans des édifices
  • Règle, Niveau, Perpendiculaire et Levier sont nécessaires pour mettre en place correctement les pierres de la construction

si bien que tous les Outils symboliques se trouvent réunis dans une succession logique pour une construction sans défaut.

Mais la Règle et le Levier sont reliés. Ils sont formés essentiellement par la ligne droite, d’autant que la Règle se rapporte à l’esprit et le Levier à la matière.  Le Levier est comme le Ciseau un intermédiaire passif et il est inerte par lui-même. Alors qu’il devient actif par la force multipliée de celui qui l’utilise, il l’est d’autant plus quand il est saisi à deux mains et tenu en main droite, de la sorte rien ne résiste à la puissance du Levier.  Aussi, y a-t-il lieu de veiller à aucun abus susceptible d’emportements dangereux, telles des intentions d’une pureté non absolue ou malveillante.Le Levier se rapporte donc à la Connaissance qui devient initiatique et fournit une force féconde à contrôler par la Règle, le Niveau et la Perpendiculaire.  Ainsi, la Règle est le rappel de plusieurs constantes : droiture de l’esprit dans les résolutions, franchise, loyauté, rectitude pour dédaigner toutes les contrefaçons

La Règle est un outil inflexible qui donne la raideur de la ligne droite, dont la rigidité rappelle la ligne de conduite que se fixent les Maçons, tenant compte des conditions réelles pour contourner les difficultés et les embûches dans le respect de la (leur détermination) Morale.

La Truelle   est un outil neutre qui n’est pas en vigueur en Loge de saint Jean au REP, mais reste cependant présente pour signifier l’oubli des injures et des injustices.  Elle invoque essentiellement la bienveillance envers tous.  La Truelle est toutefois utilisée au RER et dans les Ateliers supérieurs, où elle est employée avec l’Epée, pour découvrir la lame d’or.

Pour résumer, rappel de la signification de chaque Outil :

(cf. les attributs des deux premiers Grades, page 84 rituel du deuxième Grade)

  • Compas                   mesure dans la recherche
  • Equerre                    rectitude dans l’action
  • Maillet                      volonté dans l’application
  • Ciseau                     discernement dans l’investigation
  • Perpendiculaire       profondeur dans l’observation
  • Niveau                     mise en œuvre correcte des connaissances
  • Règle                        précision dans l’exécution
  • Levier                       pouvoir de la volonté

Plusieurs de ces Outils ont la particularité de correspondre à un attribut rattaché à un Officier, et sont figurés sur le Bijou d’Ordre que portent les Officiers durant les Travaux en Loge symbolique.

En conclusion, nous pouvons affirmer que les MOTS, les EXPRESSIONS, les ALLEGORIES, les Mythes et les Légendes autant que les SYMBOLES fournissent et forment les embryons d’éléments concrets ou abstraits. Mais tous ont un but, celui d’illustrer une suggestion et de transmettre une impulsion, une image, qui nourrissant une abondante iconographie maçonnique, conduisent à une réflexion et/ou à une méditation.

Il est patent que le Rituel dans sa totalité est symbole et instruction.  Toutes les composantes du Rituel, les interventions, les échanges verbaux, les Cérémonies et cérémonials, sont purs symboles.  C’est ainsi que de nombreux Rites ont leur symbole et leur symbolique qui s’appuient sur une culture, soit historique soit moderne, pour constituer un fonds inépuisable de découvertes, en deux premières étapes :

  • La Pierre brute symbolise les imperfections de l’esprit et du cœur que le Maçon doit s’appliquer à corriger ; elle est le symbole de la liberté et la Pierre taillée incarne la servitude mais surtout elle dépeint celui qui l’a expurgée et polie selon son esprit et sa volonté.
  • La Pierre cubique est le chef-d’œuvre que doit réaliser l’Apprenti.  Selon Jean-Marie Ragon, cette Pierre, sur laquelle les Compagnons sont censés aiguiser leurs outils, symbolise les progrès qu’ils doivent faire dans l’Institution et dans leurs rapports avec les Frères. Le Cube étant le solide plus parfait et qui présente plus de surfaces unies, peut servir à tout emploi ; aussi la Pierre cubique est dans son interprétation morale, la pierre angulaire du Temple immatériel élevé à la philosophie ; elle est également l’emblème de l’âme aspirant à monter à sa source.

Il y aurait lieu d’ajouter que la Pierre cubique à pointe est en sommeil dans la Pierre brute jusqu’au moment où l’Apprenti dans sa taille lui donne sa forme de cube. Ne pas oublier que Pierre brute et Pierre cubique à pointe sont symboles permanents et communs à tous les Rites pour constituer des Bijoux immobiles présents dans le Temple aux deux premiers Grades symboliques.

En conséquence de ce qui précède, nous pouvons affirmer que tout est symbole : le matériel et la décoration du Temple, sa composition et sa structure, les objets et les éléments requis pour les Cérémonies, la vêture des Maçons, actes et déambulation, etc…., etc…., et donc bien naturellement les Rituels et tout ce qui gravite autour.

(Travail déposé sur le site en juin 2023)