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Le Chardon d’Ecosse

      Les chroniques écossoises du REP      

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 Titre Le Chardon d'Ecosse
 Source 

Daniel Ligou

  Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie, PUF – Edition mars 1998

Jean Palou

  La Franc-Maçonnerie et la naissance de l'Ecossisme, Payot avril 1989

Plante épineuse, symbole de l’Ecosse.

Une tradition maçonnique veut que l’Ordre du Chardon ait été, dès son origine, confondu avec la Maçonnerie des Hauts Grades dite ‘’Ecossaise’’.

En fait, l’Ordre du Chardon a été créée, non par Robert Bruce, comme l’affirme Albert Lantoine, mais par Jacques V, roi d’Ecosse en 1534 ou 1540.  Il a été supprimé à la Réforme, puis rétabli et supprimé à nouveau à plusieurs reprises.

            (Robert Ambelain rejoint A. Lantoine quant à la naissance de cet Ordre et la date de sa création par Robert Bruce).

La légende affirme que cet Ordre aurait calqué ses cérémonies sur celles de l’Ordre du Temple (sans préciser de quelle légende il s’agit, ni par qui et quand ?).

D’autres affirment qu’il y a eu des interférences entre ‘’Chevaliers du Chardon’’ et Rose-Croix.

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[…]  La chose la plus évidente est que l’Ecossisme, manifestation agissante d’un Rite Ecossais Ancien Accepté apparaît en France (les uns disent à Bordeaux, d’autres à Lyon, sans fournir aucune preuve de ce qu’ils avancent) au début du XVIIIe siècle, sans qu’on puisse donner une date bien précise.

A côté des historiens qui ne veulent absolument rien savoir des origines de l’Ecossisme et de ses hauts grades comme Gaston-Martin, ce qui ne donne pas d’explication valable, on trouve des auteurs qui voudraient rattacher le Rite Ecossais à la lointaine Ecosse. Parmi ceux-là, beaucoup parlent de Kilwinning et de son Abbaye comme d’un centre légendaire de la Franc-Maçonnerie et de sa diffusion, d’abord en Angleterre, puis sur le continent. Daruty attribuait au chevalier Ramsay l’introduction en France des Grades écossais : ‘’Les degrés originaires qu’il importe de faire revivre sont suivant Ramsay, le Maître Ecossais, le Novice et le Chevalier du Temple, auxquels est ajouté en 1736, celui de Royal-Arch ; ces principaux degrés se subdivisant eux-mêmes en plusieurs autres. Le Grand Chapitre souché sur la loge Saint-André à Edimbourg est le chef-lieu de l’Ordre ; il confère ces degrés en Ecosse et constitue dans ce but des chapitres particuliers.  Ce rite, introduit à Paris par Ramsay, et auquel on donne le nom d’Ecossais y obtint un immense succès ; c’est d’après lui que les Maçons de Lyon composent en 1743 le grade de Petit Elu, duquel sortent plus tard ceux d’Elu des Neuf, de Maître Illustre, de Chevalier de l’Aurore ou de l’Espérance, de Grand Inspecteur, Grand Elu ou de Chevalier Kadosch…., de Commandeur du Temple. Et Albert Lantoine pensait que le Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident avait été ‘’l’organisation première du Rite Ecossais tel que l’accepteront… les Hauts-Grades lorsqu’eux aussi, comme la maçonnerie bleue réaliseront leur unité, ce qui complique encore plus le problème puisqu’il faudrait admettre l’existence d’une sorte d’obédience composée exclusivement des Hauts Grades.

Parmi les hypothèses les plus séduisantes des origines du Rite Ecossais, une des plus curieuses est celle qui a trait à l’Ordre du Chardon et de la Rue.  Les origines elles-mêmes de cet Ordre de Chevalerie sont également controversées.  A. Lantoine nous dit que ‘’Robert Bruce avait institué en Ecosse l’Ordre du Chardon en faveur des Templiers’’, tandis que Jean Tourniac prétend qu’il fut fondé par Jacques V, roi d’Ecosse en 1534.  […]  Quoi qu’il en soit, selon nos auteurs, l’Ordre du Chardon aurait calqué ses cérémonies sur celles de l’Ordre du Temple, ce qui semble bien curieux puisque l’Ordre du Temple est très postérieur à celui du Chardon. […]